- Publié le Lun 18 Mai 2026
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Alors que les impacts du changement climatique redessinent de plus en plus les dynamiques de mobilité en Afrique, les réflexions s’intensifient à Lagos autour de solutions concertées et durables. Depuis le 12 mai 2026, la métropole nigériane accueille une Conférence de haut niveau sur la mobilité humaine et le changement climatique, organisée par l’Organisation Internationale pour les Migrations.
Cette
rencontre rassemble décideurs politiques, experts et partenaires techniques
africains et internationaux autour d’un enjeu devenu central : l’impact
croissant du dérèglement climatique sur les déplacements de populations.
Une
expertise ivoirienne mise en avant dans les débats
La Côte
d’Ivoire y est représentée par le Ministre de l’Environnement et de la
Transition écologique, Abou BAMBA, dont les travaux sont portés sur place par
son Directeur de Cabinet, Parfait KOUADIO.
Lors d’un
panel de haut niveau consacré à l’intégration de la mobilité humaine dans les
politiques nationales de lutte contre le changement climatique, le représentant
ivoirien a détaillé les orientations stratégiques du pays ainsi que les actions
concrètes engagées pour anticiper les déplacements liés aux crises
environnementales.
Il a
également insisté sur les efforts déployés par les autorités pour renforcer la
résilience des populations les plus vulnérables face aux chocs climatiques.
Une
dynamique continentale pour encadrer les mobilités climatiques
Les échanges
ont été marqués par la signature de la Déclaration de Kampala, un texte de
référence visant à structurer une réponse coordonnée, inclusive et fondée sur
les droits humains face aux effets du changement climatique sur les migrations
en Afrique.
Cette
initiative continentale connaît une adhésion progressive : 35 États sur 55 ont
déjà signé, dont plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre. La Côte
d’Ivoire rejoint ainsi les signataires aux côtés de la Mauritanie, confirmant
son engagement dans cette dynamique régionale.
La
déclaration ivoirienne a été officiellement remise à l’OIM par le Directeur de
Cabinet, Parfait Kouadio.
Des
retombées attendues pour la coopération régionale
En intégrant
ce cadre commun, la Côte d’Ivoire entend renforcer sa coopération avec les
autres États africains, tout en facilitant l’accès à des mécanismes de
financement dédiés à l’adaptation climatique. Cette adhésion vient également
consolider sa position dans la gouvernance régionale des questions climatiques
et migratoires.
Une vision
tournée vers l’adaptation et la solidarité
Au-delà des
engagements institutionnels, la participation ivoirienne à cette conférence
traduit une volonté affirmée de replacer l’humain au centre des politiques
climatiques.
À l’heure où
les effets du changement climatique s’intensifient sur les sociétés africaines,
la Déclaration de Kampala s’impose comme un cadre stratégique majeur. La Côte
d’Ivoire, à travers sa CDN 3.0, confirme ainsi son choix d’une adaptation
solidaire, anticipative et résolument tournée vers l’avenir.
BINGO
WILLIAMS