- Publié le Ven 15 Mai 2026
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Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la politique de gestion participative des ressources en eau en Côte d’Ivoire. Le 12 mai 2026, les acteurs du secteur de l’eau, de l’assainissement et du développement local se sont retrouvés à Korhogo pour la mise en place officielle du tout premier Comité Local de l’Eau et de l’Assainissement (CLEA) du pays, celui du Haut-Solomougou.
Cette
rencontre s’inscrit dans le cadre du projet d’Appui à la Gestion intégrée des
ressources en eau (GIRE) dans le Haut-Bandama. Elle traduit la volonté des
autorités ivoiriennes et des partenaires techniques d’instaurer une gouvernance
locale plus efficace et concertée des ressources hydriques.
La cérémonie
a été présidée par Mamadou Coulibaly, préfet du département de Dikodougou,
représentant le préfet de la région du Poro et préfet du département de
Korhogo. Elle a été pilotée par la Direction de la Protection et de
l’Aménagement des Ressources en Eau (DPARE) du ministère des Eaux et Forêts.
Autour de la
table, une quarantaine de participants représentant les administrations
publiques, les collectivités territoriales, les organisations de la société
civile et les usagers des ressources en eau ont échangé sur les enjeux liés à
la préservation des ressources hydriques dans le sous-bassin du
Haut-Solomougou.
Cette
initiative est l’aboutissement d’un processus de concertation engagé depuis
plusieurs mois avec les différentes parties prenantes du bassin versant du
Haut-Bandama. Réunions d’information, séances de sensibilisation et
consultations locales ont permis de préparer la mise en œuvre de ce nouvel
organe de gestion communautaire de l’eau.
Le CLEA du
Haut-Solomougou aura pour rôle principal de favoriser une gestion participative
et durable des ressources en eau. Il devra notamment renforcer l’adhésion des
populations et des acteurs locaux aux principes de la gestion intégrée des
ressources en eau, à travers des actions de sensibilisation, de formation et
d’accompagnement.
Le comité
sera également chargé d’encourager les initiatives de protection et de
restauration des ressources hydriques, tout en promouvant les bonnes pratiques
environnementales et sanitaires. La lutte contre la pollution des eaux, la
sensibilisation à la construction de latrines en milieu rural et l’interdiction
de la défécation à l’air libre figurent parmi les priorités identifiées.
Face aux
menaces croissantes que constituent l’orpaillage clandestin, les rejets
industriels anarchiques et l’usage excessif d’intrants agricoles, les autorités
espèrent que ce cadre de concertation permettra de mieux anticiper les risques
et de coordonner les réponses locales.
À travers la
création de ce premier Comité Local de l’Eau et de l’Assainissement, la Côte
d’Ivoire entend ainsi renforcer sa stratégie nationale de préservation des
ressources en eau et promouvoir une gouvernance inclusive impliquant l’ensemble
des acteurs du territoire.
BINGO WILLIAMS