- Publié le Sam 16 Mai 2026
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Le projet de loi sur la transition climatique et la valorisation des services écosystémiques, actuellement en cours d’examen, crée un cadre juridique pour financer et certifier les actions de séquestration de carbone menées par les acteurs de la filière café‑cacao. C’est dans ce contexte législatif que le Conseil du Café‑Cacao (CCC) a soumis trois projets phares à la Banque Ouest‑Africaine de Développement (BOAD).
Le directeur général du CCC, Koné Brahima Yves, a présenté le 11 mai 2026 à Abidjan, à la délégation de la BOAD, conduite par Ibrahim Traoré, secrétaire exécutif du Fonds d’Étude Climat, des initiatives destinées à renforcer la durabilité climatique de la production ivoirienne. La première initiative propose de valoriser les déchets agricoles issus du café et du cacao en les transformant en biochar et en biogaz, deux produits capables d’enrichir les sols et de réduire les émissions polluantes, tout en générant des gains économiques pour les producteurs.
La deuxième initiative,«Cacao‑Carbone+ », vise à reconnaître et monétiser la capacité des plantations à stocker du carbone. Le projet prévoit des mécanismes de rémunération pour les services écosystémiques rendus par les parcelles engagées dans des pratiques de gestion durable.
Le troisième projet, « Green‑Résilience CIV », est un programme de résilience climatique et d’inclusion sociale destiné à accompagner les communautés productrices vers des pratiques agricoles favorisant la séquestration naturelle du carbone et l’adaptation aux aléas climatiques.
Koné Brahima Yves a souligné que ces initiatives visent à associer directement les producteurs à la protection de l’environnement pour assurer la pérennité de la filière. La BOAD a précisé que la visite ne se limitait pas à un simple échange de courtoisie : des séances de travail ont eu lieu avec les directions opérationnelles du CCC, notamment la recherche et la cellule de lutte contre le changement climatique, afin d’évaluer la faisabilité technique et financière des projets.
Les discussions s’inscrivent dans la perspective d’opérationnaliser le projet de loi et de mobiliser des financements adaptés pour accompagner la filière vers une trajectoire bas carbone et résiliente.
EDGARD ASSEMIEN