Devant un parterre d’acteurs du secteur animal, notamment des éleveurs, transformateurs, institutions financières, partenaires techniques et responsables institutionnels, le chef du gouvernement a indiqué que la demande en protéines animales ne cesse de croître, sous l’effet de la hausse démographique, de l’urbanisation rapide et de l’évolution des habitudes alimentaires.
Dans ce contexte, l’État entend réduire progressivement la dépendance aux importations, à travers une production locale répondant aux standards de qualité et respectant l’environnement.
Pour soutenir cette ambition, le Projet de préparation pour le financement des activités de développement de l’élevage (PPF Économie animale) a été officiellement lancé. Doté de 1 086 957 unités de compte, ce programme, d’une durée de 12 mois, vise à préparer des investissements structurants.
Selon les organisateurs, l’appui portera notamment sur des études de faisabilité, des évaluations environnementales et sociales, ainsi que l’élaboration d’un plan d’investissement destiné à rendre les projets bancables et capables d’attirer le secteur privé.
Intervenant dans ce cadre, le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, a souligné que l’économie animale dépasse désormais l’élevage traditionnel. Il a cité un ensemble de maillons incluant l’alimentation animale, la santé animale, la chaîne du froid, la traçabilité et le financement.
Le gouvernement affirme vouloir lever plusieurs freins identifiés dans la filière, notamment l’accès limité au crédit, l’insuffisance des infrastructures de transformation, les difficultés de conservation et le manque de traçabilité.
Dans la feuille de route annoncée, l’exécutif table sur la mobilisation de plus de 2 300 milliards de FCFA auprès du secteur privé pour financer les différentes chaînes de valeur de l’économie animale.
Pour atteindre ces objectifs, plusieurs mesures sont prévues, notamment l’amélioration de l’accès des éleveurs au financement, l’attraction d’investisseurs nationaux et internationaux, ainsi que la création de 14 zones de développement dédiées à l’économie animale et à l’économie bleue. Ces zones sont présentées comme des pôles de convergence entre producteurs, entreprises, banques, centres de recherche et collectivités.
Les organisations professionnelles ont par ailleurs réclamé que les bénéficiaires de la nouvelle dynamique soient prioritairement les jeunes et les femmes.
À l’issue de la cérémonie, les participants ont affiché leur satisfaction, tout en appelant à la transformation rapide des engagements en actions et des études en investissements concrets.
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