CÔTE D’IVOIRE-RESSOURCE EN EAUX : LE SECTEUR PRIVÉ ET L’ÉTAT AFFINENT LES DÉCRETS D’APPLICATION DU CODE DE L’EAU 

La réforme du cadre juridique de la gestion de l’eau en Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape. Un atelier d’échange et de relecture des avant-projets de décrets d’application de la loi n°2023-902 du 23 novembre 2023 portant Code de l’Eau s’est tenu, jeudi, à la Maison de l’Entreprise à Abidjan-Plateau.

Présidée par Yéo Eugène, cette rencontre a mobilisé les principaux acteurs du secteur privé, notamment la CGECI, l’UGECI, l’UNEMAF, le GIBTP et le GPMCI, aux côtés d’experts techniques et de représentants d’entreprises.

Dans un contexte marqué par la pression croissante sur les ressources hydriques, liée à l’intensification des activités économiques et aux effets du changement climatique, les échanges ont porté sur l’opérationnalisation du nouveau Code de l’Eau. Quatre axes majeurs ont structuré les discussions : les procédures d’autorisation des ouvrages hydrauliques, le fonctionnement du Fonds de gestion des ressources en eau (FGIRE), l’organisation de l’Agence nationale des ressources en eau (ANRE), ainsi que les modalités de recouvrement des redevances.

Au cours des travaux, les représentants du secteur privé ont réaffirmé leur engagement à contribuer à une gestion concertée de l’eau. Ils ont insisté sur la nécessité de trouver un équilibre entre la préservation durable de la ressource et la compétitivité des entreprises ivoiriennes sur le marché international.

Les participants ont également salué l’appui du Projet d’Appui à la Sécurité de l’Eau et à l’Assainissement, tout en mettant en garde contre les conséquences économiques d’une gestion inefficace de l’eau, susceptible d’engendrer des surcoûts importants pour les entreprises et l’économie nationale.

À l’issue de cette session, les échanges ont permis d’épuiser principalement le point relatif aux procédures d’autorisation. Les autres thématiques feront l’objet de discussions ultérieures lors d’un prochain atelier. Les contributions techniques formulées par les organisations patronales seront intégrées aux textes en cours d’élaboration, dans l’optique d’aboutir à un dispositif réglementaire à la fois réaliste, efficace et consensuel.

Cette démarche participative illustre la volonté des autorités ivoiriennes et du secteur privé de bâtir un modèle de gouvernance de l’eau fondé sur la concertation, face aux enjeux croissants liés à cette ressource stratégique.

 

BINGO WILLIAMS

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