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 CÔTE D’IVOIRE – DÉNOMBREMENT INTERNATIONAL DES OISEAUX D’EAU 2026 : DES RÉSULTATS ENCOURAGEANTS ENREGISTRÉS 

La Côte d’Ivoire confirme sa dynamique en matière de préservation de la biodiversité aviaire. Du 11 au 19 janvier 2026, le pays a activement participé au Dénombrement International des Oiseaux d’Eau (DIOE), une opération annuelle inscrite dans le cadre de l’Accord sur la conservation des oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique-Eurasie (AEWA).

Coordonnée à l’échelle mondiale par Wetlands International et BirdLife International, cette initiative a été pilotée en Côte d’Ivoire par le Ministère des Eaux et Forêts. Elle a mobilisé un large éventail d’acteurs, notamment des ornithologues issus des universités telles que l’UAO de Bouaké, l’UFHB de Cocody, l’ULOG de Daloa et l’UPGC de Korhogo, ainsi que l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves, des ONG et plusieurs volontaires engagés.

Une progression notable des effectifs recensés

Les résultats de l’édition 2026 témoignent d’une évolution positive. Au total, 38 sites, répartis entre zones côtières et continentales, ont été prospectés par 64 compteurs volontaires. Cette mobilisation a permis de recenser 49 305 oiseaux d’eau appartenant à 68 espèces et 17 familles, soit une hausse significative par rapport aux 45 759 individus enregistrés en 2025. Par ailleurs, plus de 5 000 oiseaux non inféodés aux zones humides ont également été observés.

Parmi les espèces les plus représentées figurent les hérons garde-bœufs (Ardea ibis) avec 27 035 individus, suivis des dendrocygnes veufs (Dendrocygna viduata) avec 12 219 individus et des cormorans africains (Phalacrocorax africanus) avec 3 184 individus.

Des sites stratégiques pour la biodiversité

Plusieurs zones humides se distinguent par leur richesse écologique. La zone humide de Yopougon arrive en tête avec 20 852 individus recensés pour cinq espèces. Elle est suivie du lac de Buyo, qui totalise 8 550 oiseaux répartis sur 24 espèces. Le barrage de Soubré (2 080 individus pour 13 espèces) et la zone humide de San Pedro (2 058 individus pour 33 espèces) complètent ce tableau des principaux sites d’observation.

Des pressions environnementales persistantes

Malgré ces résultats encourageants, des défis importants subsistent. L’analyse des habitats met en évidence une pression anthropique persistante sur plusieurs zones urbaines et périurbaines, notamment à Grand-Bassam, Daloa, Abidjan, Sassandra, N’Ganda-N’Ganda et San-Pédro. L’urbanisation, les activités humaines et la dégradation des écosystèmes fragilisent ces habitats essentiels pour les oiseaux d’eau.

Face à ces enjeux, le Ministère des Eaux et Forêts réaffirme son engagement à renforcer les actions de conservation des zones humides et à promouvoir une gestion durable de la biodiversité aviaire en Côte d’Ivoire.

Ces résultats du DIOE 2026 apparaissent ainsi comme un signal positif, tout en rappelant la nécessité de maintenir les efforts pour préserver durablement ces écosystèmes vitaux.

 

BINGO WILLIAMS


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