- Publié le Sam 11 Avril 2026
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Abidjan-Songon, Direction générale du Centre national de recherche agronomique (CNRA), le mercredi 8 avril 2026, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, s’est immergé dans les réalités de cette institution étatique, pilier de l’agriculture ivoirienne. Au cœur des échanges : une revendication forte du directeur général, Pr Abourahmane Sangaré, et du président du conseil d’administration, Coulibaly Nando qui porte sur la subvention annuelle de 6 à 10 milliards FCFA pour dynamiser la recherche scientifique.
Cette demande
n’est pas un cri isolé. Elle répond à des besoins criants en investissements et
fonctionnement, jugés essentiels pour rentabiliser les avancées du CNRA au
bénéfice de l’économie ivoirienne. « 10 milliards ramenés au résultat
aujourd’hui que le CNRA apporte à la Côte d’Ivoire (…) ce n’est pas impossible
», a souligné le ministre, conscient de l’enjeu.
A lui d’ajouter, «
Non, non, le financement, de mon point de vue, il est clé (…) besoin en termes
d'investissement pour la recherche, besoin en termes de fonctionnement (…) 10
milliards ramenés au résultat aujourd’hui que le CNRA apporte à la Côte
d'Ivoire, ramené au résultat que l'agriculture apporte de façon plus générale à
la Côte d'Ivoire, ce n’est pas impossible. Voilà tout ce que nous pouvons dire
aujourd'hui, en attendant de nous référer bien entendu aux personnes qui
traitent de ces questions de financement, mais nous pensons que le CNRA mérite
d’avoir ce financement pour être plus performant dans son fonctionnement. »
Outre le budget,
le foncier émerge comme un frein majeur : 27 000 hectares à sécuriser sur
divers sites. Le ministre s’est engagé à agir sur la reconstitution cadastrale,
déclarations d’utilité publique, titres fonciers ou recours judiciaires pour
libérer l’élan de la recherche.« Nous avons pris bonne note des difficultés (…)
notre rôle à nous sera de trouver des solutions pour que le CNRA soit un centre
d’excellence », a-t-il affirmé, saluant le rôle clé de cette institution dans
la performance agricole ivoirienne, leader en Afrique et dans le monde.
Cette visite,
après celle de l’Agence nationale de développement rural, renforce le dialogue
entre le ministère et ses structures sous tutelles, avec l’ambition d’une
agriculture boostée par la recherche.
EDGARD ASSEMIEN