- Publié le Mar 26 Mai 2026
- >agriculture [136 articles] | 702 Vue(s)
Quelques heures seulement après son investiture, le président béninois Romuald Wadagni a présenté, ce dimanche 24 mai 2026, la composition de son premier gouvernement. Au rang des annonces les plus scrutées dans le secteur primaire figure la nomination de Adin Yéton Bloukounon Goubalan à la tête du ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche.
Il succède à Gaston Cossi Dossouhoui, qui occupait ce portefeuille sous la présidence de Patrice Talon.
Un profil porté par l’expertise FAO
Le nouveau ministre arrive au gouvernement avec un parcours fortement ancré dans les problématiques agricoles. De formation agronome, Adin Yéton Bloukounon Goubalan est docteur en Fertilité Durable des Sols et Nutrition des Plantes. Avant sa nomination, il travaillait à la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture), où il assurait des responsabilités liées à l’agriculture à l’échelle ouest-africaine.
Basé à Dakar, il a notamment suivi et coordonné des travaux portant sur les filières semencières et la protection des végétaux, au Bénin et dans la sous-région. Son expertise s’illustre aussi par sa contribution à une analyse de référence sur le secteur semencier béninois, publiée par la FAO en 2024.
Un ministère face à une dynamique en cours
La prise de fonction intervient alors que le secteur agricole s’est récemment mis en mouvement. Le 23 avril 2026, le prédécesseur de M. Goubalan avait lancé la campagne agricole 2026-2027, placée sous le thème de la compétitivité et de la durabilité. Les orientations de cette campagne portent notamment sur des filières comme les céréales, les tubercules, les légumineuses et le coton, avec des ambitions de performance attendues.
Désormais, le défi consiste à traduire ces objectifs en actions concrètes, au regard des enjeux de productivité, de transformation et de sécurité alimentaire.
Attentes autour de sa feuille de route
La nomination de Adin Yéton Bloukounon Goubalan suscite des attentes : quels seront ses axes prioritaires, ses stratégies pour renforcer la production, et sa vision pour sécuriser et moderniser les chaînes de valeur du secteur primaire ?
À l’heure où le gouvernement démarre, une chose est certaine : le ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche se retrouve au cœur des priorités du septennat, dans un contexte où l’exécution des réformes annoncées sera scrutée de près.
TEHOUA DABONG