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 CÔTE D'IVOIRE : LES DEFIS LIES A LA COMMERCIALISATION DES PRODUITS VIVRIERS RESTE D'ACTUALITE 

En Côte d’Ivoire, les défis liés à la commercialisation des produits vivriers restent d’actualité. Le ministre délégué chargé des Productions vivrières, Bernard Comoé, a lui-même reconnu les contraintes rencontrées sur le terrain, à la suite d’une visite imprévue dans la sous-préfecture de Guessabo.

De retour de voyage, le membre du gouvernement a marqué un arrêt spontané le long d’un axe routier où des femmes commerçantes proposaient des produits vivriers. Une scène qui, selon lui, illustre à la fois la vitalité du secteur et les difficultés auxquelles font face les acteurs.

Le ministre a salué l’engagement de ces femmes, tout en soulignant les limites du système actuel : difficultés d’approvisionnement, manque de structuration des circuits de commercialisation et accès encore contraint aux marchés organisés.

« Au bord de la voie principale, des femmes commerçantes de produits vivriers exposaient leurs marchandises avec courage et détermination… mais derrière ces étals, l’approvisionnement reste une contrainte lourde et l’accès aux circuits structurés demeure un défi », a-t-il confié dans une publication.

Face à ces constats, Bernard Comoé a réaffirmé la volonté du gouvernement de transformer les mécanismes de commercialisation des produits vivriers afin de les rendre plus efficaces et plus équitables.

Il a notamment expliqué avoir présenté aux commerçantes les nouvelles orientations publiques visant à améliorer l’organisation de la chaîne de valeur agricole, avec un accent sur la réduction des intermédiaires et la fluidification des échanges.

Dans cette dynamique, une annonce majeure a été faite : la construction prochaine du marché de gros de Daloa. Cette infrastructure est présentée comme un projet structurant destiné à transformer en profondeur la commercialisation des produits vivriers.

Selon le ministre, ce futur marché permettra de rapprocher les producteurs et les commerçants, de limiter les intermédiaires et d’améliorer les revenus des acteurs du secteur.

Pour le membre du gouvernement, ce projet dépasse la seule dimension économique. Il s’agit également d’une reconnaissance du rôle central des femmes dans la chaîne vivrière.

« C’est la dignité pour nos productrices et commerçantes. Nous construisons un système vivrier qui protège celles qui le font vivre », a-t-il affirmé, mettant en avant une réforme orientée vers plus d’équité et de structuration.

À travers cette initiative, les autorités entendent apporter des réponses durables aux difficultés persistantes du secteur vivrier, tout en renforçant l’organisation des marchés et la stabilité des revenus des acteurs.

Le marché de gros de Daloa apparaît ainsi comme une étape clé dans la modernisation du système de distribution des produits vivriers en Côte d’Ivoire.

 

BINGO WILLIAMS

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