- Publié le Mar 12 Mai 2026
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La localité de Ouéreguekaha, située dans la sous-préfecture de Niakaramandougou, département de Katiola, a accueilli le vendredi 8 mai 2026 la cérémonie de clôture de la deuxième mission de sensibilisation consacrée à l’amélioration de la qualité des noix brutes de cajou. Conduite par le Conseil Coton Anacarde Karité, cette initiative s’inscrit dans le cadre de la campagne anacarde 2026 visant à renforcer les bonnes pratiques au sein de la filière.
Pendant
plusieurs jours, les équipes de sensibilisation ont parcouru seize localités
productrices afin d’échanger avec les acteurs du secteur sur les méthodes
permettant d’obtenir des noix de meilleure qualité. Producteurs, commerçants et
autres intervenants ont été formés aux techniques de récolte, de séchage, de
tri et de conservation des noix avant leur commercialisation.
Présent à
cette rencontre, le sous-préfet central de Niakaramandougou, Assi Diahou
Achile, a insisté sur l’importance stratégique de la qualité pour préserver la
place de la Côte d’Ivoire sur le marché mondial de l’anacarde. Selon lui, les
efforts fournis par les producteurs doivent désormais être orientés vers le
respect rigoureux des recommandations techniques afin de garantir une
production compétitive.
Le
représentant du ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des
Productions vivrières, Delo Richard, a également encouragé les producteurs à
s’engager davantage dans l’amélioration de leurs pratiques culturales. Il a
souligné que la qualité des noix demeure un facteur essentiel pour accroître
les revenus des producteurs et renforcer la valeur de la filière.
La
sensibilisation a aussi porté sur les enjeux environnementaux liés à la culture
de l’anacarde. Représentant l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves, le
capitaine Kassi Dimitri Augustin a appelé les populations du Hambol à préserver
les espaces protégés et les forêts classées. Il a rappelé que les écosystèmes
naturels jouent un rôle déterminant dans la pollinisation des vergers et, par
conséquent, dans l’amélioration des rendements agricoles.
Le
spécialiste du Programme national de recherche sur l’anacarde, le professeur
Soro Sibirina, a quant à lui entretenu les participants sur les maladies et
ravageurs qui menacent les plantations. Il a recommandé un entretien régulier
des vergers afin de limiter les risques de contamination et d’assurer une
meilleure productivité.
Pour
renforcer les capacités des acteurs, le coordonnateur national de la filière
anacarde de l’ANADER, Soro Klotioloma, a animé des séances pratiques sur les
techniques de séchage sur claies, le tri des noix et l’utilisation des sacs en
jute pour une meilleure conservation des récoltes. Il a rappelé que l’anacarde
constitue aujourd’hui une importante source de revenus pour de nombreuses
familles rurales.
Au terme des
échanges, le chef du village de Ouéreguekaha, Urbain Touré, a exprimé la
satisfaction des producteurs face à cette initiative. Il a estimé que les
conseils reçus permettront d’améliorer la qualité des noix commercialisées et
de mieux valoriser la production locale.
Dans chacune
des localités visitées, les équipes du Conseil Coton Anacarde Karité ont
privilégié les démonstrations pratiques dans les plantations afin de faciliter
l’adoption des bonnes méthodes par les producteurs. Cette tournée a
particulièrement ciblé les zones ayant enregistré une baisse du KOR, indicateur
déterminant dans l’évaluation de la qualité des noix brutes de cajou.
Lancée le 5
mai 2026 à Kasséré, dans le département de Boundiali, cette mission de
sensibilisation a parcouru plusieurs zones de production, notamment Korhogo,
Ferkessédougou et Katiola, avant de s’achever à Ouéreguekaha. À travers cette
campagne, le Conseil Coton Anacarde Karité entend poursuivre ses actions en
faveur d’une filière anacarde durable et compétitive.
BINGO
WILLIAMS