- Publié le Jeu 12 Mars 2026
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Le gouvernement ivoirien entend accélérer la transformation du secteur agricole afin de l’adapter aux exigences de l’agriculture moderne. C’est dans cette perspective que le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a effectué, mercredi 11 mars 2026, une visite de travail au siège de l’Agence nationale d'appui au développement rural (ANADER), à Abidjan.
Cette sortie du ministre dans une structure placée sous la tutelle de son département ministériel visait à s’imprégner du fonctionnement de l’institution et à échanger avec ses responsables sur les défis et les perspectives du développement agricole en Côte d’Ivoire.
La rencontre a été marquée par plusieurs présentations portant sur les activités de l’agence, ses défis internes ainsi que ses ambitions pour les années à venir.
Les échanges ont notamment porté sur le Plan stratégique de développement 2026-2030 de l’ANADER, un document actuellement en cours de finalisation. Élaboré avec l’appui de partenaires techniques et financiers, ce plan doit servir de cadre d’orientation pour les actions de l’agence au cours des cinq prochaines années.
Ce programme stratégique repose sur cinq axes majeurs : le renforcement des chaînes de valeur agricole, le développement rural et la nutrition, la promotion de l’entrepreneuriat agricole, l’amélioration de la gestion administrative et financière, ainsi que le renforcement de la gouvernance et du système de suivi-évaluation.
À l’issue des différentes présentations, le ministre Bruno Nabagné Koné s’est dit satisfait du travail accompli par les équipes de l’ANADER et de leur engagement en faveur du monde rural.
« Je suis impressionné par ce qui a été présenté. On sent ici un engagement réel des équipes et une volonté sincère d’accompagner les populations rurales », a-t-il déclaré devant les responsables et les agents de l’agence.
Profitant de cette tribune, le ministre a toutefois insisté sur la nécessité d’accélérer la modernisation de l’agriculture ivoirienne. Selon lui, le secteur doit continuer de jouer un rôle central dans l’économie nationale tout en s’adaptant aux mutations technologiques et économiques du monde contemporain.
Il a déploré la persistance de méthodes de production qu’il juge dépassées dans certaines zones rurales.
« Il n’est pas normal qu’en 2026, un cultivateur se lève encore le matin avec une simple daba ou une machette pour aller au champ. Cela ne correspond plus aux exigences de notre époque », a-t-il affirmé.
Pour le ministre, l’avenir de l’agriculture ivoirienne repose sur plusieurs priorités, notamment la souveraineté alimentaire, la compétitivité des filières agricoles, la mécanisation, l’accès au financement, la transformation locale des produits ainsi que la prise en compte des enjeux liés au changement climatique.
Dans cette dynamique, Bruno Nabagné Koné a encouragé l’intégration des technologies modernes dans les pratiques agricoles. L’utilisation de drones, la digitalisation des services agricoles et la modernisation des équipements constituent, selon lui, des leviers essentiels pour améliorer la productivité et accroître les revenus des producteurs.
« Quand on améliore la productivité, on améliore aussi les revenus des producteurs. Et améliorer la vie des producteurs, c’est améliorer celle de près de 60 % des actifs de notre pays », a-t-il souligné.
Le ministre a assuré les responsables de l’ANADER de la disponibilité de son département ministériel à travailler en étroite collaboration avec l’agence afin de relever les défis identifiés. Il a également annoncé l’organisation prochaine de séances de travail approfondies pour examiner les propositions formulées par l’institution.
BINGO WILLIAMS