CÔTE D’IVOIRE-CACAOCULTURE DURABLE : LE PROJET PROMIRE AFFICHE DES RÉSULTATS ENCOURAGEANTS DANS LA RÉGION DE LA MÉ 

En visite de terrain dans la région de La Mé le samedi 18 avril 2026, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a salué les progrès réalisés dans le cadre du projet « Promouvoir une production de cacao sans déforestation pour réduire les émissions en Côte d’Ivoire » (PROMIRE).

Cette mission, effectuée à Adzopé, visait à évaluer l’état d’avancement des activités et à échanger directement avec les bénéficiaires ainsi que les acteurs engagés dans la mise en œuvre du projet. Sur le terrain, le ministre a mis en lumière les défis persistants liés à la dégradation des terres agricoles, aggravée par la pression foncière, l’extension des surfaces cultivées et la disparition progressive du couvert forestier.

Face à ces enjeux, le gouvernement ivoirien, en partenariat avec Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture et avec le soutien financier du Fonds vert pour le climat, a engagé le projet PROMIRE. L’initiative repose sur la promotion d’une agriculture respectueuse de l’environnement, notamment à travers le développement de systèmes agroforestiers dans la production de cacao.

Après quatre années de mise en œuvre, les indicateurs sont jugés positifs. Le projet a permis d’accompagner près de 1 500 producteurs, de réhabiliter des plantations dégradées sur plus de 970 hectares et de restaurer plus de 400 hectares de terres. En parallèle, des démarches de sécurisation foncière sont en cours pour plusieurs exploitants, tandis que des campagnes de sensibilisation ont touché des centaines de personnes sur les enjeux du foncier rural.

Au-delà des chiffres, ces actions contribuent à réduire la pression sur les forêts, à améliorer les rendements agricoles et à renforcer les capacités des producteurs. Elles participent également à l’augmentation des revenus tout en limitant les effets du changement climatique.

Pour Abou Bamba, la protection de l’environnement doit désormais être perçue comme un levier économique. Il a notamment évoqué les perspectives offertes par le marché des crédits carbone, soulignant le potentiel important de la Côte d’Ivoire dans ce domaine.

« Des études seront engagées afin d’évaluer la mise sur le marché des crédits carbone issus du projet et de la région, pour permettre aux producteurs de bénéficier de retombées financières », a-t-il indiqué.

Le ministre a, par ailleurs, appelé à une mobilisation accrue de l’ensemble des parties prenantes afin de consolider les acquis et d’inscrire durablement les actions dans une dynamique de développement respectueuse de l’environnement.

De son côté, Landry Ahouansou, directeur régional Afrique de l’Ouest du Fonds vert pour le climat, a exprimé sa satisfaction face aux résultats obtenus. Il a réaffirmé la volonté de son institution de poursuivre son appui aux initiatives climatiques en Côte d’Ivoire, au profit des communautés locales.

 

BINGO WILLIAMS

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