CÔTE D’IVOIRE-PRODUCTION VIVRIÈRE : UN ACCORD MAJEUR SIGNÉ ENTRE L’ÉTAT IVOIRIEN ET L’IITA 

Le gouvernement ivoirien franchit un nouveau cap dans sa politique de souveraineté alimentaire. Le ministre délégué chargé des Productions vivrières, Bernard Kini-Komoé, et le directeur général de l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA), Dr Siméon Ehui, ont procédé, jeudi 16 avril 2026 à Abidjan, à la signature d’un protocole d’accord visant à dynamiser la production vivrière.

Cet engagement marque le début d’un partenariat structurant entre la Côte d’Ivoire et l’IITA, fondé sur le partage d’expertises, l’échange de bonnes pratiques et la mise en œuvre de solutions innovantes adaptées aux réalités locales. L’ambition est claire : renforcer les capacités des producteurs, améliorer leur productivité, créer des opportunités pour les jeunes et bâtir des systèmes agricoles résilients et durables.

Revenant sur la genèse de cet accord, Dr Siméon Ehui a indiqué qu’il fait suite à une mission d’immersion effectuée en 2025 par Bernard Kini-Komoé, alors coordonnateur du Projet de développement des chaînes de valeur vivrières (PDC2V). Cette mission a permis de poser les bases d’une collaboration approfondie avec les structures de recherche, les dispositifs de conseil agricole et les mécanismes de financement.

« Des avancées significatives ont été enregistrées », a souligné le directeur général de l’IITA. Selon lui, une feuille de route scientifique a été définie avec les institutions de recherche, tandis que les conditions d’une diffusion à grande échelle des technologies agricoles ont été établies. Par ailleurs, les contours d’un accompagnement financier durable ont été précisés.

Dans une dynamique d’action immédiate, Dr Ehui a annoncé la mise en place, dans un délai de trente jours, d’un groupe de travail conjoint réunissant le ministère, les structures techniques nationales et l’IITA. Cette équipe aura pour mission de traduire les orientations stratégiques en projets concrets, assortis de calendriers précis et d’indicateurs de performance rigoureux.

De son côté, Bernard Kini-Komoé a salué les initiatives déjà engagées par l’IITA, notamment dans le transfert de technologies agricoles, avec un accent particulier sur la culture du manioc. Il a rappelé que ces actions s’inscrivent pleinement dans la vision du gouvernement, qui vise à garantir une production vivrière abondante et continue.

Le ministre délégué a également insisté sur l’urgence de transformer les systèmes de production afin d’obtenir des résultats tangibles à court terme. « Dans un délai de 90 jours, nous devons constater des impacts concrets, notamment en matière de réduction des importations et de création d’emplois durables », a-t-il affirmé.

Avec la signature de ce mémorandum d’entente, la Côte d’Ivoire et l’IITA ouvrent ainsi une nouvelle page de coopération, tournée vers l’innovation, la performance et la sécurité alimentaire. Ce partenariat devrait, à terme, contribuer à renforcer durablement le secteur vivrier et à soutenir la croissance économique du pays.

 

BINGO WILLIAMS

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